Comment ça marche
Ce qu'on regarde, et comment lire le résultat
VerifShop lit une boutique en ligne comme vous pourriez le faire vous-même, mais plus vite et sans rien oublier. Il consulte les pages obligatoires, interroge les registres publics, regarde d'où viennent les photos, puis résume tout en une note sur 100. Aucune intelligence artificielle n'intervient : chaque signal est une vérification technique que n'importe qui pourrait refaire à la main.
Ce que l'outil fait
- Il lit les pages publiques de la boutique.
- Il confronte le numéro SIREN au registre des entreprises.
- Il regarde l'âge du domaine et le certificat du site.
- Il cherche l'origine des photos produit.
- Il classe ce qu'il trouve, sans rien inventer.
Ce qu'il ne fait pas
- Il ne dit jamais qu'un site est frauduleux.
- Il ne commande rien et ne teste aucun paiement.
- Il n'exécute pas le code du site analysé.
- Il ne lit pas les avis un par un.
- Il ne remplace pas votre jugement.
Déroulé d'une analyse
Sept étapes, une vingtaine de secondes
Ces étapes défilent pendant l'attente. Au plus dix pages du site sont consultées, chacune avec un délai maximum de dix secondes, sans jamais exécuter le JavaScript de la boutique.
- 1On localise le site
- 2On lit les mentions légales
- 3On vérifie le numéro SIREN au registre
- 4On parcourt les CGV et la rétractation
- 5On compare les images avec les places de marché
- 6On cherche compteurs et faux stocks
- 7On rassemble le tout
Lire la note
Une note sur 100, 100 étant le plus sûr
Chaque vérification porte un poids. Les signaux absents comptent pour la totalité de leur poids, les signaux suspects pour une partie, les signaux vérifiés pour rien. Les points non vérifiables sont retirés du calcul des deux côtés, pour qu'un contrôle impossible ne pénalise pas la boutique. La note est le complément de ce total de risque.
Trois garde-fous sur la note
- Une boutique à qui il manque quatre obligations légales sur cinq ne peut pas dépasser 45, même si sa technique est irréprochable.
- Quand trop peu de points ont pu être contrôlés, la note est plafonnée à 70. Une note haute ne doit jamais venir d'une absence de vérification.
- Les enseignes très connues, qui bloquent souvent la lecture automatique, disposent d'un plancher à 90 et sont marquées « site vérifié ».
Lire un signal
Quatre états possibles
Le point a été contrôlé et ne pose pas de problème. Il n'enlève aucun point à la note.
Une obligation ou une information attendue est introuvable. C'est ce qui pèse le plus lourd sur la note.
L'élément existe mais quelque chose cloche : délai sous le minimum légal, numéro qui ne correspond à rien, remise permanente. Il compte pour une part du poids du signal.
Le contrôle n'a pas pu être fait : page illisible, service tiers indisponible, clé non configurée. Ce signal est retiré du calcul, il ne compte ni en bien ni en mal.
Le détail
Les 20 vérifications, une par une
Le poids indiqué est celui du signal dans le calcul de la note. Un rapport en affiche généralement 19 : la règle « enseigne connue » n'apparaît que pour les boutiques de la liste de référence. Cette liste est engendrée à partir du fichier de règles de l'application, elle ne peut donc pas être en retard sur ce qui est réellement contrôlé.
Conformité légale
Ce que la loi française demande à toute boutique en ligne.
Indices de dropshipping
Des pratiques légales, mais bonnes à connaître avant d'acheter.
Le bandeau orange
Quand le rapport parle de dropshipping
Le dropshipping est un mode de vente parfaitement légal : le commerçant ne détient pas le stock, il transmet la commande à un fournisseur qui expédie. Ce n'est ni une fraude ni une arnaque. En revanche, cela change ce que vous achetez : le colis part souvent de l'autre bout du monde, les délais s'allongent, le retour est plus compliqué, et le prix peut être plusieurs fois celui du fournisseur.
Le bandeau apparaît quand au moins deux marqueurs se recoupent : photos issues d'une place de marché, application d'import de catalogue installée, délais annoncés de quinze jours ou plus, mention d'un entrepôt partenaire ou de frais de douane à votre charge. Un seul marqueur donne un bandeau discret, qui invite simplement à regarder le détail.
Pourquoi chercher la photo du produit
Une boutique qui revend un catalogue reprend les visuels du fournisseur, souvent sans les retoucher. Le nom du produit, lui, est réécrit ou traduit, donc il ne mène nulle part. La photo est le seul élément qui ne change pas. C'est pourquoi le rapport propose, sur chaque produit repéré, une recherche d'image plutôt qu'une recherche par mots. Si le même visuel apparaît ailleurs à un prix bien inférieur, vous savez à qui vous achetez réellement. S'il n'apparaît nulle part, le vendeur a fait ses propres images, ce qui est plutôt bon signe.
Limites
Ce qu'un bon score ne prouve pas
Cette analyse est indicative, elle ne constitue pas une preuve de fraude. Un site récent et discret n'est pas forcément malhonnête : beaucoup de commerçants sérieux démarrent. À l'inverse, une boutique irréprochable sur le papier peut mal traiter ses clients, ce qu'aucun contrôle technique ne détecte.
- Certains sites refusent la lecture automatique. Leur rapport comporte alors beaucoup de points non vérifiables, ce qui n'est pas un mauvais signe en soi.
- Seules dix pages sont consultées. Une clause problématique enfouie ailleurs peut passer inaperçue.
- Les registres consultés peuvent être momentanément indisponibles, auquel cas le signal devient non vérifiable.
En cas de doute sérieux, ou si vous avez déjà été prélevé, faites un signalement sur SignalConso, le service public de la répression des fraudes. Pour savoir ce que VerifShop conserve, lisez la page confidentialité.